Depuis six ans, le flamenco d’Estrémadure prend ses quartiers d’hiver à Nîmes. Ce cru 2018 rend hommage au chant.

L’Estrémadure a préservé depuis trois siècles ses tangos y jaleos, courant flamenco original. Ancré à Nîmes depuis 2012, le flamenco extremeño revient cette fois avec ses meilleurs ambassadeurs gitans. Sous la direction musicale de Miguel Vargas, guitariste charismatique, Al Son de Extremadura est avant tout un hommage au cante. Secondé à la guitare par son fils Juan, il a réuni pour cette soirée unique le carré d’as des voix de sa région.
Antonio Salazar “Guadiana” (le fleuve frontière avec le Portugal), neveu du célèbre Porrina et grand classique, a couru l’Espagne et le monde depuis les années soixante-dix au fil d’une carrière de haut vol. Enrique “El Extremeño” s’est imposé très tôt comme l’une des grandes voix qui éclairent le travail des danseurs. il les a tous accompagnés, ou presque, et s’impose aujourd’hui auprès d’Eva Yerbabuena et de Manuela Carrasco.
Alejandro Vega, chanteur de Badajoz, est resté, lui, « pur extremeño », inégalable interprète des jaleos tout en finesse et nuances. Enfin, la Kaíta, gitana pura, est une libertaire, une rebelle. Si elle le sent, si elle le décide, sa voix peut tout déchirer et faire lever le vieux danseur Antonio Silva “El Peregrino” qui distillera son art si authentique, surgi d’un autre temps.


Production Junta de Extremadura et Actúa Producciones Artísticas.