Il est l’un des rares monstres sacrés du cante que Nîmes n’avait pas encore accueilli au Théâtre. Avec Tablao, il plane plus haut que jamais.

Il a une gueule, une présence, un regard intense et surtout une voix d’une pureté rare qui, depuis son enfance, ne connaît qu’une seule langue : le flamenco. cet archange au visage de christ des semaines saintes est un monstre sacré du cante dont on oublie les origines (né à Huelva et non Gitan), le parcours d’abord convenu (aux côtés de figures du baile) puis ouvert au monde (orchestres classiques, compositeurs contemporains, polyphonies bulgares). Arcángel n’a jamais lâché son cap de pur flamenco et Tablao est un émouvant retour aux sources. sa voix, plus que jamais, coule comme une lumineuse évidence. le flamenco est bien le chant des anges.
Avec Tablao, spectacle issu du disque éponyme de 2016, il se recentre sur l’essence même de son univers artistique. avec les guitares scintillantes de Dani de Morón et de Salvador Gutiérrez, Arcángel renoue ici avec le flamenco intime et dépouillé, le flamenco vibrant, sans artifices, capable depuis la nuit des temps de griffer les gens au cœur.


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