La Grande guerre vu par l’œil des artistes, les mots et les notes s’unissent et emportent l’émotion.

Loïc Corbery, de la Comédie Française, partage le plateau avec le Trio George Sand, une chanteuse et un pianiste-accordéoniste dans un tableau sensible de la Première guerre mondiale. D’un côté, les musiciennes incarnent tour à tour mères, épouses, marraines de guerre ou chanteuses populaires. De l’autre, un jeune appelé passe du front à l’arrière, quittant l’horreur de la guerre le temps d’une permission pour se retrouver dans un Paris animé.
Au sein d’une habile scénographie, sur un fil tendu, lettres de poilus, poèmes et textes glissent d’un monde à l’autre en écho à un répertoire éclectique, de Schumann aux chansons de l’époque. Prémices d’un féminisme à venir, entre pacifisme et propagande, la Beauté en sort victorieuse.


Textes et lettres lus de Louise Weiss, Lucien Durosoir, Maurice Maréchal, Maurice Drans, Henri Barbusse, Marcel Proust.
Pièces musicales interprétées de Robert Schumann, Gabriel Fauré, Claude Debussy, Richard Wagner, Maurice Ravel, Lili Boulanger, Ludwig van Beethoven, Jean-Sébastien Bach…
Chansons On dansait l’tango (paroles de Amelet – musique de Charles Guindani), Dans la tranchée (paroles et musique de Théodore Botrel), Cocorico (paroles et musique de Hamel), J’ai pas l’cœur à la rigolade (paroles d’Ernest Dumont – musique de Ferdinand Bénech), La caissière du Grand Café (paroles de Louis Bousquet – musique de Louis Izoird), Celui que j’aime est parmi vous (paroles de Jean Rodor et Jean Bertet – musique de V.Scotto), Chanson de Craonne (paroles anonymes – musique de Charles Sablon)

Créé en octobre 2014 à Cabourg dans le cadre des Journées Musicales Marcel Proust.
Photographies : Manuel Guyon