Les concerts de la 5e édition du cycle Musique et Mystique sont une invitation à l’harmonie, la tranquillité et l’hospitalité. De l’intimité d’une traditionnelle cérémonie du thé à l’immensité des steppes mongoles, les principes de beauté et de contemplation s’accordent pour célébrer un art de vivre imprégné de profondes traditions musicales.

Une culture équestre et chamanique associée à des techniques à nulles autres pareilles.

Vaste pays de 3 millions d’habitants, la Mongolie a su préserver l’essentiel d’une riche culture qui plonge ses racines dans un long passé de nomadisme pastoral. Des conditions géographiques et climatiques qui donnent à la nature une place centrale matérielle mais aussi symbolique dans l’organisation du mode de vie, la religion et l’inspiration artistique.
Le chamanisme, que le lamaïsme et le communisme ont un temps combattu, n’a pas pour autant disparu. Le chamane se présente tel un intermédiaire entre le monde des humains et celui des esprits. L’objectif est de rétablir un équilibre rompu entre ces deux mondes en nécessaire interaction. Khoomeïï, Kargyraa accompagné par la Morin-Khuur (vièle traditionnelle), Urtyn Duu et Tuupshur, tout un patrimoine musical ancestral à découvrir. Une convocation des cultures singulières liées à l’histoire du chamanisme indissociable de l’immensité de la steppe et des grands lacs où se mêlent chants d’oiseaux, sabots de cheval, bruit du vent…

 


Production Théâtre de Nîmes – scène conventionnée d’intérêt national – danse contemporaine – art et création en collaboration avec Françoise Degeorges, productrice de l’émission Ocora Couleurs du Monde sur France Musique et le Théâtre de la Ville à Paris.
Photographies : Kamrouz.