Deux grands guitaristes nés en catalogne offrent à Nîmes leur premier mano a mano. Dialogue au sommet.

Juan Gómez Chicuelo, jeune quinquagénaire, est depuis des années l’une des figures de proue de la guitare flamenca, compositeur prolifique et accompagnateur fétiche de plusieurs vedettes du cante (dont Duquende ou Miguel Poveda). Ouvert à toutes les expériences, le Gitan né près de Barcelone, adepte du son pur, est aussi directeur musical de la compagnie de danse japonaise Shoji Kojima. Son troisième disque solo, Uña y carne, édité cet automne, concrétise encore un peu plus son parcours royal.

Le catalan José Luis Montón connaît bien Nîmes, et pour cause : c’est ici, en 1991, qu’il a remporté le premier concours de guitare, pierre fondatrice du festival. Depuis, que de chemin parcouru ! On le croise soliste de l’orchestre de Bratislava, alter ego du violoniste ara Malikian pour un hommage à Bach, brillant accompagnateur de chanteuses sans frontières, Misia la fadiste, Mayte Martin la flamenca ou Amina Alaoui l’arabo-andalouse. Et quand il n’est pas immergé dans l’enregistrement solo (4 disques à ce jour), il compose pour les danseurs ou pour le théâtre. Avec la même facilité apparente. Le même jeu multicolore et brillant.


Son et lumière Théâtre de Nîmes

Production Bujio de ideas a cuatro manos.
Accueil au Festival Flamenco de Nîmes avec le soutien du Gouvernement d’Andalousie.

© Photo Clara Cardona et Sylvestre Moreno