Du théâtre-cabaret comme l’aimait Copi, qui combattait les dérives dictatoriales avec un humour ravageur.

Trente ans après sa Mort, Copi, auteur interdit dans son pays pendant les années de dictature, rejoint le panthéon de la dramaturgie argentine. C’est au Théâtre National Cervantès de Buenos Aires que Marcial Di Fonzo Bo crée deux de ses pièces emblématiques, à l’occasion d’une soirée composée comme un diptyque.
Avec Eva Peron, il s’empare d’une grande farce politique qui dénonce le pouvoir argentin : malade, Santa Evita vit ses derniers jours dans un scénario quasi policier où se déploie le pouvoir militaire. Dans la seconde pièce, l’homosexuel ou la difficulté de s’exprimer, Copi est plus que jamais anti-normatif. Alors que la société juge encore l’homosexualité marginale et déviante, menacée par l’exil, cette comédie débridée met en scène des acteurs dans des personnages féminins de haute volée.


Costumes Renata Schussheim
Décor Oria Puppo
Lumières Bruno Marsol
Musique Etienne Bonhomme
Perruques Cécile Kretschmar

Production Théâtre national Cervantès-Buenos Aires, Comédie de Caen-CDN de Normandie.
Avec le soutien de l’Institut Français.
Photographie : DR.