Le neveu de La Paquera de Jerez, tout en ferveur et puissance, est d’ores et déjà maître du cante.

Découvert par Nîmes en 2011, Jesús Mendez, né en 1984 à La Plazuela, l’un des fiefs gitans de Jerez, n’était encore qu’une étoile naissante. Accompagné ce soir-là par le regretté Moraíto, il avait d’emblée captivé le public nîmois.

Puissance, précision, générosité : tout annonçait des lendemains radieux. Dans la foulée de son triomphe lors de la récente biennale de Séville, il revient à Nîmes avec un répertoire élargi, intemporel, et une fougue intacte. Jesús, l’enfant timide qui révéla tard, et par surprise, ses talents de chanteur, est un homme doux et serein qui, une fois sur scène, transmet avec flamme tout ce qu’il porte en lui. Issu d’une dynastie où plane encore l’ombre de sa tante, la mythique Paquera de Jerez, il construit pas à pas une carrière exemplaire où il n’a rien perdu de ses vertus d’origine tout en acceptant le destin qui s’est imposé à lui. Il a reçu un héritage très précieux, il en sera digne. Défenseur des chants de sa terre, bulería et solea, et désormais ouvert à d’autres styles, dont le fandango, d’abord adoubé par le guitariste Gerardo Nuñez, il a collaboré avec d’autres grands du toque, Moraíto en tête. Ce soir, il est secondé par un de ses compadres, manuel Valencia, neveu du chanteur Fernando Terremoto et nouvelle étoile de Jerez.


Distribution Artemovimiento – Daniela Lazary.