Un texte unique sur les femmes tondues à la libération, une pièce polyphonique entre ignorance et barbarie.

Née femme à Budapest au début du XXe siècle, Anna Prinner prend le nom d’Anton et une identité masculine peu après son arrivée en France. Le sculpteur, que son ami Picasso saluait souvent d’un « Monsieur Madame » n’a écrit qu’un seul texte, en 1945, sur un sujet resté tabou, les femmes tondues à la Libération. Emma Morin, qui a présenté à Nîmes Listen to Me et Nothing to do, revient avec une partition à trois voix sur la réappropriation du corps coupable dans l’Histoire. « La masse, la meute, face au corps » : la société ne résiste pas à la peur et à un instinct primaire du châtiment. Par-delà la noirceur, la vitalité poétique de la langue en appelle au sursaut d’une humanité enfouie.


Production Le cercle nombreux.
Coproduction La Fonderie – Le Mans.
Avec le soutien de la Ville d’Issoudun et du Théâtre de Nîmes – scène conventionnée pour la danse contemporaine.
Photographies :  Isabelle Arthuis