Deux grands chanteurs, deux générations, deux révélations qui s’imposent partout avec éclat et vérité.

Luis Moneo, né en 1961 dans le quartier Gitan La Plazuela de Jerez, poursuivait encore il y a peu sa brillante carrière de guitariste d’accompagnement. Frère des célèbres chanteurs Manuel Moneo et El Torta, tous héritiers d’une vieille lignée flamenca, il a transmis le virus de la guitare à son fils Juan Manuel, son accompagnateur attitré, et basculé vers le cante, la passion de sa vie. A plus de cinquante ans, le nouveau venu entamait là une reconversion risquée. Luis Moneo a tout éteint d’emblée et imposé son style, son charisme. Et quand il ose les chants emblématiques, soléa en tête, il retrouve d’instinct, sans rien forcer, le cante grande de Jerez. Pas du tout en novice. En vieux maître épanoui.

En deuxième partie, Antonio Reyes, idole de Chiclana, est à quarante ans, un défenseur reconnu du chant pur. Un orthodoxe, dit-on, formé par son père et son oncle “Jarrito”, ancien chanteur à succès. Avec son second disque en 2015, aux côtés de Diego Del Morao, fils de Moraíto Chico, Antonio a encore franchi un palier. Lui l’admirateur de Mairena ou de Caracol exprime mieux encore toute sa science des styles. A ses côtés, le bouillant guitariste Diego Amaya, complice d’Aurora Vargas, Pansequito ou Capullo de Jerez.


Première partie
Luis Moneo Lara chant
Juan Manuel Moneo Carrasco guitare
Manuel Moneo Carrasco et Antonio Jose Sanchez Núñez palmas

Deuxième partie
Antonio Reyes Montoya chant
Diego Amaya Gonzalez guitare
Antonio Jose Sánchez Núñez et Manuel Moneo Carrasco palmas

Son et lumières Théâtre de Nîmes

Production Arte Sherry. 
Manager France Pascal Ginac.