La voix de brume et de sang d’un grand chanteur discret offerte dans l’intimité.

Les récitals acoustiques à l’Institut Emmanuel d’Alzon, désormais inscrits dans l’histoire du festival, permettent aux aficionados de découvrir en direct, et sans filets, de grands cantaores p’atrás (chanteurs en arrière) trop souvent dans l’ombre des danseurs. Pour une fois, ils sont seuls en scène, et devant. Nîmes leur a régulièrement rendu justice (David Lagos, Segundo Falcón, José Valencia…) et c’est aujourd’hui le tour de Pepe de Pura, pilier depuis 2002 de la compagnie d’Eva Yerbabuena.
Pepe de Pura, pur Sévillan et voyageur au long cours, s’est imposé partout, à lui seul complice et témoin des plus célèbres danseurs de l’époque, de Farruco à Canales, de Mario Maya à Israel Galván. Le voile singulier de sa voix, sa sensibilité ou sa force d’émotion, honorés entre autres par le guitariste Vicente Amigo, ont fini par forcer l’admiration de tous. Pepe de Pura,  aujourd’hui, tient sa revanche en douceur. A ses côtés, le jeune prodige de Barcelone Juan Campallo, premier prix de guitare du concours de la Unión, instrumentiste et compositeur raffiné.


Production Saradezza Producciones.