Après une longue éclipse, le génial guitariste de Triana, enfin apaisé, fait un retour triomphal.

Rafael Riqueni, à 14 ans, en 1975, rafle coup sur coup le premier prix des deux grands concours d’Espagne : Cordoue et Jerez. Départ foudroyant et carrière précoce. Mais le jeune surdoué n’est pas un virtuose parmi d’autres. Introverti et solitaire, passionné de musique classique, de peinture, il compose et modèle peu à peu un flamenco ample et lyrique qui le relie aux grands musiciens espagnols de l’époque romantique. Il y a bien un souffle et un style Riqueni, inimitables, et ses disques marquent toute sa génération.
Dans les années quatre-vingt-dix, il décroche, et lorsqu’il ressurgit enfin, il dit sobrement : « J’ai consacré toute ma peine à la musique ». son dernier disque Parque de Maria Luisa, ossature de ce spectacle éblouissant où il déploie tout l’océan musical qu’il avait enfoui est un chef-d’oeuvre. en novembre 2015, lors de son premier concert à Séville, il avait bouleversé le public. dont Alberto García, le chroniqueur d’ABC : « Riqueni n’est pas un guitariste. Il est la guitare même. S’il vous plaît, si vous le croisez dans la rue, baisez-lui les mains…»

 

 

Rafael Riqueni a obtenu le prix Compás del Cante 2017 de la Fondation Cruzcampo.


Lumières Antonio Valiente
Son Manu Meñaka

Production Bech music.
Diffusion Saradezza Producciones en collaboration avec Bech Music.