La 4ème édition du cycle des musiques du monde présente des traditions musicales peu connues, celle des musiques rituelles du peuple Shona du Zimbabwe et celle des chants et danses de la région de Kalotaszeg en Transylvanie.
Ces répertoires de musique sacrée, rituelle ou profane sont issus de la plus profonde tradition orale, toujours bien vivante, que se réapproprient aujourd’hui ces artistes.

L’une des très rares femmes à jouer de la m’bira dans des cadres rituels comme sur scène.

« La m’bira, c’est notre téléphone avec les ancêtres »… Chez le peuple Shona, la fonction première de ce lamellophone, caractéristique des peuples bantous, est de communiquer avec les esprits des ancêtres (vadzimu) : ancêtres familiaux, esprits des grands chefs et prophètes disparus (mhondoro, makwombwe), esprits femelles des eaux qui accompagnent les grands esprits, qui luttent contre la sorcellerie et répondent aux préoccupations de la communauté.
Dans son village de Karindautova dans la région de Gokwe et aujourd’hui dans tout le pays, Tembo porte avec elle la culture et les valeurs traditionnelles du peuple Shona ; à travers ses chants et son jeu de m’bira elle est au Zimbabwe, un médium très recherché.
Sa sœur, Tendaï, l’accompagne depuis des années aux hochets (hosto) et aux chants.


En collaboration avec Françoise Degeorges, productrice de l’émission Couleurs du Monde sur France Musique.
Photographies : Vincent Hickman