Le sacre de l’amour ou le don absolu de soi : cette adaptation du film culte de Lars von Trier porte haut l’émancipation à toute épreuve de son héroïne.

Pari réussi pour la Luxembourgeoise Myriam Muller qui porte à la scène, avec brio et ingéniosité, le film de Lars von Trier, prix du Jury au Festival de Cannes 1996. Son adaptation, fidèle au scénario original, libère la charge émotionnelle du jeu des acteurs dans des changements de décors et de costumes à vue, des projections d’images et de son.
L’intrigue est d’une intensité spectaculaire : Bess épouse un « étranger » contre l’avis des siens, une communauté puritaine. Quand Jan, le jeune époux, se retrouve paralysé à la suite d’un accident, il pousse son aimée à se donner à d’autres. Par bonté d’âme, Bess lui offre une vie sexuelle par procuration. La part perverse de cette relation est mise en balance avec
l’état de Jan qui s’améliore de jour en jour : Bess croit au miracle et dit agir selon la volonté de Dieu. Face à l’obscurantisme religieux, son amour transcendant ébranle les esprits.


Assistants à la mise en scène Antoine Colla et Sally Merres
Scénographie et costumes Christian Klein
Création lumières Renaud Ceulemans – Création sonore Bernard Valléry
Vidéo Emeric Adrian – Caméra Sven Ulmerich
Régie générale Antoine Colla

Création en février 2019 au Grand Théâtre.
Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.
Coproduction Théâtre de Liège, dc&j création avec le soutien du Tax Shelter du gouvernement fédéral de Belgique et de Inver Tax Shelter, la Comédie de Saint-Etienne – CDN,
Théâtre de Caen.

© Photo Boshua