Pour Croire aux fauves de Nastassja Martin, Emma Morin associe sa voix aux sonorités du saxophone de Christine Abdelnour.

Forêt, anthropologie, animisme, vacillement, identité, incarnation, yeux, porosité au monde des non-humains, porosité aux songes, êtres vivants, vivant, penser le vivant, repenser le vivant, cosmologie, fonds commun : carrefours d’un débordement, d’un hors-cadre, qui reformule ce que les concepts contemporains n’arrivent plus à saisir.

« Ce jour-là, le 25 août 2015, l’événement n’est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L’événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Non seulement les limites physiques entre un humain et une bête qui, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C’est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l’actuel ; le rêve qui rejoint l’incarné. »

Nastassja Martin (1986 – …)

Née en 1986, Nastassja Martin est une anthropologue diplômée de l’EHESS et spécialiste des populations arctiques. Elle est l’auteure d’un essai, tiré de sa thèse de doctorat dirigée par Philippe Descola : Les Âmes sauvages. Face à l’Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska (La Découverte, 2016 ; prix d’Histoire de l’Académie française 2017) ainsi que d’un documentaire en cours, co-réalisé avec Mike Magidson, Tvaïan (Point du jour/Arte). Croire aux fauves est son premier récit.


Production Théâtre de Nîmes.

© Emma Morin