Tartuffe, illustre imposteur et vil calculateur, est ici dépeint comme un séducteur fascinant en quête d’absolu.

Yves Beaunesne aborde la pièce à partir du pouvoir d’envoûtement que peuvent exercer certains êtres auxquels on ne peut résister, quand bien même on pressent qu’ils feront pleuvoir sur nous une tempête d’égarements. Dans le rapport qu’il tisse avec chacun, Tartuffe touche à la fois la soif de clarté et l’attraction pour le vide. Il faut percevoir, sous l’âcre récit de Molière, une longue faim de vivre, autant chez Tartuffe que dans la famille d’Orgon.
Nous pouvons les comprendre, nous qui vivons en un siècle où tout nous invite à vivre à petits feux, de petites faims en petits désirs. Mais Molière est poète, et comme tel, incapable d’accepter la vie telle qu’elle est. Il y a alors autre chose qui paraît, comme une crevasse sous-marine qui se remplit de lumière à mesure qu’elle s’ouvre. Et la force comique n’y est pas pour rien.


Dramaturgie Marion Bernède
Scénographie Damien Caille-Perret
Lumières César Godefroy
Création musicale Camille Rocailleux
Création costumes Jean-Daniel Vuillermoz
Assistantes à la mise en scène Pauline Buffet et Louise d’Ostuni 
Chef de chant Antoni Sykopoulos
Chorégraphie des combats Emilie Guillaume
Création maquillages et coiffures Marie Messien
Direction technique et régisseur son Olivier Pot

Régisseur plateau Eric Capuano
Régisseur lumières Karl-Ludwig Francisco
Habilleuse Catherine Benard

Le Tartuffe ou l’Imposteur, pièce de théâtre de Molière (1664-1669)

Production Compagnie Yves Beaunesne. Coproductions Le Théâtre de Liège, les Théâtres de la ville de Luxembourg, CDN de Potiers-Nouvelle Aquitaine, le Théâtre Montansier, la Scène nationale d’Albi, le Théâtre de Nîmes, le Théâtre Molière Sète – scène nationale Archipel de Thau, L’Azimut – Châtenay-Malabry. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

© Guy Delahaye