SPECTACLE ANNULÉ

Suite aux mesures annoncées par le gouvernement, le Théâtre de Nîmes a le regret d’annuler la représentation de RomeroMartin et Maria José Llergo.
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1ère partie  RomeroMartín – Manifiesto

Álvaro Romero vogue depuis près de quinze ans sur les eaux du flamenco traditionnel. Il s’est abreuvé de cante jondo, maîtrise ses classiques et a collaboré au passage avec les représentants de la nouvelle scène sévillane, Raul Cantizano ou Los Voluble. Assoiffé de connaissances, les inspirations de cet infatigable colibri sont illimitées : des poèmes viscéraux de Lorca à l’expressionisme du réalisateur Val del Omar. Aventurier, dynamiteur de genres, Romero est un des maillons d’une génération de flamenco 2.0.

Aux côtés du producteur et DJ de Malaga Toni Martín, ils s’embarquent dans un projet qui a ému le public de Séville, lors de la Monkey Weekend, en 2019. Leur marque de fabrique : un savant mélange orchestré entre cante jondo et une base électronique retentissante, le tout assaisonné de textes de poètes homosexuels. Un voyage sans frein à travers des titres tels que El tango de la coca et la Nana del culo. Un chant pour la liberté sexuelle.


2ème partie María José Llergo – Sanacíon

C´est sans doute une des jeunes talents de ce paysage chamboulé du chant flamenco. Dans le sillage de Rosalia ou Rocío Marquez, Maria José Llergo (Pozoblanco, Cordoue) s’inscrit dans le flamenco actuel, aux sonorités modernes.  Pour son premier disque Sanacíon, l’artiste a choisi un flamenco épuré aux qualités électroniques éblouissantes. Son univers se meut entre son attachement à la terre andalouse mais aussi dans les explorations urbaines de la jeunesse.

Bien qu’ayant vécue à Barcelone puis à Madrid, elle a commencé à chanter dans les champs d’oliviers, en écoutant son grand-père Pepe. C’est son inspirateur. Il ne s’est jamais dédié au chant professionnellement mais c’est de lui qu’elle apprend tout ce qu’elle sait. Pour la jeune chanteuse, la culture andalouse est en pleine évolution. Au 21e siècle le message reste le même que celui de ses aïeux, seule la manière de l’exprimer a changé : la douleur, la tristesse, le racisme. De ses turbulences les plus intimes, elle évolue vers des préoccupations plus universelles. Dans son paysage sonore riche en détails, la douleur est canalisée pour atteindre la beauté. Une étoile est née.


Festival Flamenco du 8 au 16 janvier 2021