Pour son premier solo, Filipa Correia Lescuyer fusionne danse, voix et guitare avec brio. Une plongée historique et intime au cœur du fado.
Danseuse contemporaine aux influences urbaines, Filipa Correia Lescuyer a grandi aux Pays Bas, s’est formée à New-York ou à Amsterdam, avant de s’installer en France. Ses racines portugaises, sa langue et sa culture, parties intégrantes de son identité, n’ont jamais cessé de la fasciner et de nourrir son imaginaire. Portée par le fado et ses célèbres voix féminines mélancoliques, elle remonte le fil de ses propres origines et plonge aux sources de cet art de la saudade. D’ascendance afro-brésilienne, le fado est né sous forme de danse à l’époque coloniale de la cour portugaise au Brésil, avant de perdre peu à peu sa dimension corporelle après le retour à Lisbonne des esclaves affranchis.
Avec ce solo, elle nous invite, dans la pénombre d’une taverne lisboète, à voyager entre les époques, entre mémoire intime et héritage culturel. Soutenue par la voix habitée de la fadista Varella et la guitare portugaise mêlée aux textures électroniques de M-PeX, la chorégraphe fait alors éclore, sous nos yeux, son propre fado. Définitivement envoûtant.

Spectacle d’une grande force visuelle,
naturellement accessible aux personnes sourdes
Administration et production Sophie Albercht.
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Production association BRANCA.
Coproduction Théâtre de Nîmes scène conventionnée d’intérêt national – art et création – danse contemporaine, Le Phare – CCN du Havre Normandie, Théâtre des Franciscains. Aide à la création et à la résidence en collège du conseil Départemental du Gard.
© Nina Liguoro